Green Europe

À la demande de Barack Obama, les membres du G7 se sont réunis, lundi 24 mars, à La Haye, en marge du sommet sur la sécurité nucléaire. Leur sujet de discussion ? L’avenir de la Russie au sein du G8 et la tenue du sommet prévu en juin à Sotchi, en Russie.

Après une heure et demie de discussion, les Etats-Unis, la France, l’Allemagne, le Japon, le Royaume-Uni, l’Italie et le Canada ont décidé de ne pas se rendre au sommet du G8 prévu en juin à Sotchi, qui sera remplacé par un G7, à Bruxelles. Les sept puissances en ont aussi profité pour mettre en garde la Russie contre des « sanctions sectorielles coordonnées qui auront des conséquences de plus en plus importantes sur l’économie russe, si la Russie poursuit cette escalade » en Ukraine.

En Russie, la réaction à cette annonce ne s’est pas faite attendre. Le porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov, a déclaré que la fin de la participation de la Russie au G8 « portera préjudice à tous ». Toutefois, il a aussi précisé que cette décision des membres du G7 ne fera en aucun cas reculer la Russie.

Lors d’une rencontre entre le ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov et son homologue ukrainien, Andri Dechtchitsa, – rencontre qui représente le plus haut contact diplomatique entre la Russie et l’Ukraine depuis le début de la crise entre les deux pays – Sergueï Lavrov a affirmé que l’éviction de la Russie du G8 n’est « pas une grande tragédie […] Si nos partenaires occidentaux pensent que ce format est dépassé, qu’il en soit ainsi ».

En ouverture du sommet de La Haye, Barack Obama avait déclaré que « L’Europe et les Etats-Unis sont unis pour soutenir le gouvernement ukrainien et les Ukrainiens, nous sommes unis pour faire payer un coût à la Russie pour les actions qu’elle a entreprise jusqu’ici ». C’est pourquoi les dirigeants du G7 ont convenus de préparer la mise en place d’un troisième niveau de sanctions, commerciales, financières et bancaires, contre le Kremlin. De plus, à la demande du G7, les ministres européens de l’Énergie ont décidé de se réunirent prochainement pour discuter de la réduction de leur dépense vis-à-vis du gaz russe qui représente aujourd’hui 30 % des besoins de l’Europe.

Encore une fois, la diplomatie russe semble ne pas être dérangée par la décision du G7 et les nouvelles sanctions qui devraient être mise en place. Les observateurs en arrivent à se demander ce qui pourrait réellement faire reculer Moscou. L’arrêt de la consommation du gaz russe est surement une bonne solution qui priverait la Russie d’une source de revenu non négligeable et l’obligerait à écouter les revendications des autres pays européens. Mais une question se pose tout de même, l’Europe a-t-elle les moyens de se priver du gaz russe ? Pourrait-elle se fournir ailleurs ?

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